J'étais en relation depuis environ deux ans avec le développeur français de Pilotraining.
Pratiquant la course à pied, ce logiciel m'était d'une grande utilité, et au fil de son utilisation, après quelques mails signalant quelques bugs, ou demandant des améliorations, une amitié était née avec Jacques T., le développeur.
Le genre d'amitié que l'on tisse sur le Net avec une personne que l'on ne rencontrera peut être jamais. Amitié faite d'écoute de l'autre, de partage, de joie et de passion.
Jacques avit décidé d'essayer de se lancer dans le métier de développeur sous PalmOS® et d'en faire son job à temps plein.
Métier ingrat s'il en est, et dont peu de développeurs français arrivent à en vivre.
Le piratage en tout genre pour utiliser des logiciels sans s'enregistrer, font beaucoup de mal aux petits développeurs qui travaillent seuls, et c'est dur d'en vivre.
Les autres exemples de développeurs français, travaillant à leur compte que je connais sont Xavier Martin et Daniel Morais.
Jacques avait beaucoup d'utilisateurs de par le monde entier, utilisateurs d'un genre particuliers, car souvent c'était des sportifs, et qui plus est, souvent exigeants comme ils le sont dans leur sport.
Mais à la différence d'un logiciel très grand public comme Agendus ou DateBk, la diffusion de Pilotraining, et de CyclingSim, était plutôt restreinte.
De plus la gestion, disons "opaque" et assez "fantaisiste" (pour ne pas dire autre chose) de PalmGear, lui avait causé un peu de tort.
Sa dernière mise à jour en version 3, avait demandé aux utilisateurs enregistrés, de se réenregistrer en payant une petit partie vu la profonde réécriture du programme et ses nouvelles fonctionnalités.
Moins de 5% des utilisateurs l'ont fait.
Le dernier mail envoyé aux utilisateurs enregistrés disait ceci:
CITATION(alpilot)
I have decided to not deliver anymore my softwares as sharewares. I have spent thousand hours working on my new version but less than 5% of the users has chosen to support me by registering another time. I can understand. I am not sad, I am not bitter I am only realistic and can't continue in this wrong way anylonger.
Please accept my decision. I don't want to deceive people and prefer to stop clearly my activities in following this schedule :
- 15 March 2004 : My programs are removed from commercial sites. (done)
- 25 March 2004 : I will close the registration pages on my site and will not provide anymore key.
- 30 March 2004 : I will close all the following emails accounts : contact@alpilot.com, support@alpilot.com and registration@alpilot.com (too many spams & viruses received on these public adresses)
Please accept my decision. I don't want to deceive people and prefer to stop clearly my activities in following this schedule :
- 15 March 2004 : My programs are removed from commercial sites. (done)
- 25 March 2004 : I will close the registration pages on my site and will not provide anymore key.
- 30 March 2004 : I will close all the following emails accounts : contact@alpilot.com, support@alpilot.com and registration@alpilot.com (too many spams & viruses received on these public adresses)
Depuis ce mail envoyé aux utilisateurs enregistrés, Jacques a reçu beaucoup de soutien, et a même ouvert une page de messages, mais c'est trop tard, le mal a été fait..
Jacques a passé plus de 4 ans à créer et développer pour son plaisir mais aussi pour le notre, et jette donc l'éponge.
Cela me rend triste, et je voulais en parler ici, car je pense que pas mal de gens comprendront que acheter un logiciel PalmOS®, c'est aussi, souvent continuer et contribuer à encourager financiérement les développeurs...
Réflechissez y!
Jusqu'au 25 Mars, vous pourrez encore vous enregistrer sur le site, et les utilisateurs enregistrés bénéficieront du support et des upgrades jusqu'au moins la fin de l'année...
Sinon, vous pouvez vous exprimez ici sur PalmAttitude, ou envoyer un message de soutien à Jacques T. à :
contact@alpilot.com
En tout cas merci Jacques pour ce que tu as fait, et je resterai un fervent défenseur de ce logiciel qui m'est devenu indispensable.
Je ne t'oublierai pas.
Jérôme