
Mais pas du tout
La tradition du poisson le vendredi vient des moines abdulatiens. Ces derniers avaient un monastère dans la vallée de Reudi, en Europe Centrale.
En l'an de grâce 1347, une maladie frappait les poulets du village voisin : ils éternuaient à tout bout de champ. Cela ne perturbait guère les villageois qui s'étaient rendu compte qu'au delà de 70°, la viande était tout à fait comestible. Mais le seigneur ne l'entendait pas de cette oreille, au sens propre, comme au sens figuré. En effet, les éternuements incessants lui faisaient perdre le sommeil et patience.
Il décréta que les poulets devaient être abattus, ce qui fut fait par une belle journée ensoleillée d'avril 1347.
Les poulets décapités furent entassés en tas sur une colline située à quelques centaines de mètres du monastère.
Dans la nuit du 31 avril (pour les puristes, sachez qu'en 1347, le mois d'avril a eu exceptionnellement 31 jours), un fort vent se leva, qui amena l'odeur putride sur le monastère, causant la mort de tous les moines.
Tous, sauf un, qui avait eu le malheur (il ne sut qu'après que c'était un bonheur) d'être enrhubé, et dont le nez bouché sauva la vie.
Il parti transmettre la nouvelle à travers toute la communauté des moins abdulatiens, et la nouvelle se transmit dans toute l'Eglise : Le vent de Reudi, c'est poison. Avec le temps, et les déformations linguistiques, c'est devenu "Le vendredi, c'est poisson".
Voilà, maintenant vous savez toute la vérité