Vos désirs sont des ordres...

En fait, il y a deux facettes à tenir compte pour ce qui est du Québec. Un peu d'histoire... Pendant plusieurs années et jusque dans les années 60, les gens riches chez nous étaient tous anglophones... Les patrons, chefs d'entreprise... Les francophones, donc de milieux plus modestes étaient pauvres, sans éducation et très souvent avaient une façon de s'exprimer qu'on appelait le joual. Donc un français qui se teintait de mots anglais et qui étaient francisés: tel que "back house" est vite devenue "bécosse" etc...
Maintenant, les choses ont GRANDEMENT évoluées. Les francophones sont à tous les niveaux des entreprises, une meilleure éducation et ont une qualité de vie égale à tous... Et un bien meilleur français !
Les Québecois se font un point d'honneur d'utiliser de nouveaux termes en français, ce qui nous évite de recourir aux termes anglo: tel e-mail pour courriel.... Mais on vire pas fous quand même !
Sauf qu'il faut aussi se souvenir que chez nous, le français est vraiment en danger. Dans ma ville, Gatineau, il arrive que j'aille magasiner et la vendeuse m'accueille en anglais ! Les jeunes des écoles secondaires entre les cours se parlent en anglais... Certaines recherches nous démontrent que dans 2 générations, il y aura plus de gens parlant anglais que français. Et ça me fait peur.

Je précise en terminant que malgré la grande majorité des gens qui parle un français correct et même très bien, il reste des sphères de la société, les milieux plus défavorisés qui utilise encore malheureusement des structures de phrase boîteuses et un langage très très familiers où les sacres et autres expressions salées s'insèrent entre chaque respirations... Comme cette citation:
CITATION(brukse @ 08/11/2006 à 04:08 )

Elle demandera a son chum d'amener les siens. A moins qu'il prefere rester a la maison pour se crosser...

En passant, une petite précision très amicale, cette "citation" est considérée comme
très très très très vulgaire...

(Si j'étais modo, je l'enlèverais.)
Dans les familles moyennes ou aisées, donc la grande majorité des foyers québecois, vous n'entendrez pas ces choses-là.

Voilà ! C'était mon petit point de vue !

à tous !